Chaque mois, Benoît Valque, notre spécialiste entraînement, livre quelques conseils aux débutants dans le magazine Triathlete. Voici ceux parus dans le numéro d'octobre.

Faut-il rejoindre des « clubs » hors triathlon ?

Nous ne parlons pas ici de clubs de natation, de cyclisme ou encore d’athlétisme. La mode pousse de plus en plus de sportifs de tous horizons vers les clubs de sport proposant du cross-fit ou du renforcement musculaire en tout genre ou encore les salles proposant des cours de spinning / biking. Si l’envie vous incite à pousser ces portes, faites le, à la condition que ces séances ne soient pas réalisées au détriment des trois disciplines de base. Auquel cas, ces activités permettront d’augmenter votre charge d’entraînement (en fréquence comme en volume). Par contre, assurez-vous que ces activités soient cohérentes par rapport à votre pratique. Par exemple, le renforcement musculaire ne devra pas viser l’augmentation du volume musculaire, mais plutôt l’endurance de force. En outre, méfiez vous de la fatigue occasionnée par une augmentation trop brutale de votre charge d’entraînement.

Strava : un bon outil, mais évitez le piège

Strava est une communauté à laquelle nombre de sportifs d’endurance ont adhéré. Seulement, il faut surtout en éviter les pièges. Si vous cherchez à vous comparer aux autres sur tel ou tel segment, vous risquez d’orienter votre entraînement vers une intensité non adaptée à votre expérience. Strava sera donc avant tout utile pour vous comparer à vous-même. Vous pourrez par exemple vérifier votre progression à vélo sur telle ou telle côte. Par contre, évitez de vous « challenger » à chaque sortie sur un parcours de référence, que ce soit à vélo ou en course à pied. Cette méthode ne vous permettra pas de progresser durablement.

La motivation automnale / hivernale

Il ne faut pas s’en cacher, nous allons basculer dans la période la plus complexe de l’année. D’une part la météo sera de moins en moins favorable au vélo et à la course à pied. D’autre part les prochains triathlons sont encore loin. Dès lors la motivation est plus compliquée à trouver qu’en pleine saison. Néanmoins, vous pouvez vous appuyer sur certains leviers. En voici quelques uns : l’accent sur le point faible, de manière à progresser significativement à l’échelle d’un triathlon / l’accent sur la qualité et non sur le volume au sein de vos séances d’entraînement / intégrer de nouvelles choses au sein de vos séances (des éducatifs en natation, de la force à vélo etc.) / l’étude des différents marqueurs de progression dans vos séances.

Distinguer l’entraînement et la remise en forme

Peut être êtes vous venu au triathlon par hasard, et sans une grande expérience dans les trois disciplines qui composent ce sport. Peut être étiez vous dans une optique de remise en forme avant de « basculer » vers une optique « entraînement ». Si tel est le cas, il faut donc également adapter votre pratique et votre matériel. Le vélo d’appartement, le vélo elliptique ou encore le stepper, par exemple, ne sont pas des outils qui vous permettront de vous entraîner convenablement à long terme. En effet, l’intensité est trop basse et l’impact sur votre condition physique est dès lors trop faible. Notez qu’il faut vous astreindre à une intensité correspondant à 60/65/70 % de votre Fréquence Cardiaque Maximale si vous souhaitez provoquer des adaptations, et donc une progression. En dessous de cette intensité, on parle plutôt de remise en forme …