Comme chaque mois, notre spécialiste entraînement prodigue, Benoît Valque, a livré quelques conseils aux débutants dans le numéro de mai. Les voici.

Les cycles de sept jours sont-ils incontournables ?

Si vous débutez le triathlon, vous n’échapperez pas à la question suivante : « tu t’entraînes combien d’heures par semaine ? » ou à sa variante « tu fais combien de séances par semaine ? ».

Cela s’explique simplement par le fait que ces cycles de sept jours sont pratiques. En effet, nos vies professionnelles, familiales, personnelles sont rythmées par ces rythmes semaine / week-end.

Toutefois, si vous devez composer avec un rythme décalé ou, simplement, si ce rythme ne vous convient pas (en raison du nombre de jours impairs dans une semaine par exemple), vous pouvez tout aussi bien opter pour des cycles de dix jours. Ainsi, chaque mois est divisé en trois cycles, de durées égales. Vous pouvez alors intégrer, par exemple, deux séances dans chaque discipline au sein de chaque cycle, plus un enchaînement (ou plus, ou moins en fonction de votre niveau et de vos disponibilités). Charge à chacun de trouver le rythme qui lui convient, tout simplement.

Faut-il rejoindre des clubs de natation, de cyclisme, de course à pied ?

Certains clubs de triathlon sont parfaitement organisés, avec des séances proposées et encadrées dans les trois disciplines. Ce n’est toutefois pas le cas partout. Et peut-être êtes vous simplement non licencié.

Dès lors, la recherche d’un encadrement, mais également de partenaires d’entraînement est légitime.

En natation, des cours de perfectionnement ou un groupe de votre niveau vous seront très utiles pour débuter. Vous disposerez alors de conseils personnalisés, notamment au niveau technique.

Quid du vélo et de la course à pied ? Il faut bien admettre que la réciproque n’est pas vraie. Les clubs de cyclisme risquent de vous emmener très rapidement sur des distances inadaptées pour débuter. Quant aux clubs de course à pied, le risque est de multiplier des séances d’intensité, notamment de VMA, qui ne doivent pas constituer une priorité si vous débutez.

La nage en eau libre

Nous le répétons sans doute chaque année et pour cause ! Il est IM-PÉ-RA-TIF de s’exercer au moins une fois ou deux en milieu naturel avant votre premier triathlon.

Interrogez des triathlètes expérimentés. Il est certain qu’au moins l’un d’entre eux vous expliquera qu’il a vécu un cauchemar lors de son premier triathlon, voire qu’il a nagé en brasse.

Le fait de ne pas voir le fond en eau libre est déstabilisant la première fois. Exercez vous à votre rythme, surtout si vous avez peur. De même, l’orientation est une chose qui ne s’acquiert pas au premier essai ! Entourez-vous de triathlètes expérimentés et ne nagez JAMAIS SEUL en milieu naturel (un malaise pourrait alors être fatal). Ceci étant dit, il ne faut pas, par contre, avoir peur de l’effet de « foule » au départ du triathlon. Le jour J, placez vous en dernière ligne et à l’extrême gauche ou à l’extrême droite du peloton, de manière à ne pas être gêné et à ne pas prendre de coups. Quitte à nager seul, mais au moins vous ne serez pas gêné.

Laissons le volume (un peu) de côté

La charge d’entraînement (un concept large) prend en compte la fréquence des entraînements, le volume et l’intensité de ces derniers. En triathlon, le volume prend souvent le pas sur les autres facteurs. Or, ce n’est pas forcément une bonne chose. D’une part parce que le vélo prend beaucoup de temps : dès lors un volume global est réducteur. D’autre part parce ce qui compte vraiment, si vous débutez, c’est la fréquence de vos séances. Plus vous multipliez les séances courtes, plus vous sollicitez votre organisme, provoquez des adaptations, et favorisez votre progression. Plutôt que de chercher à faire 30’ de vélo ou 15’ de course à pied en plus, histoire de rallonger vos séances, cherchez plutôt à ajouter une séance, même courte. Votre progression n’en sera que plus marquée. Faîtes l’essai, vous le constaterez rapidement !