Chaque mois, Benoît Valque, notre spécialiste entraînement, délivre quelques conseils aux débutants dans le magazine Triathlete.Voici ceux publiés dans le numéro de décembre.

Faut-il s’étirer ?

La question divise depuis des dizaines d’années et elle ne peut se poser en ces termes. Aujourd’hui, il est reconnu qu’il ne faut pas s’étirer :

- à froid puisque cela peut engendrer de micro traumatismes - en fin d’échauffement en course à pied, avant de repartir pour des séries rapides - après une séance d’intensité puisque les fibres musculaires sont fragilisées

D’autre part, il faut bien garder à l’esprit qu’un étirement ne doit pas être confondu avec un assouplissement : il ne doit pas provoquer de douleurs.

Nous ajouterons qu’il est préférable de s’abstenir si vous ne connaissez pas les bonnes postures. La balance risques / bénéfices ne serait pas à votre avantage.

Aussi, les étirements devront toujours être légers, et réalisés après des séances de récupération ou d’endurance.

Il n’y a pas de séances inutiles

Vous aviez prévu de vous entraîner 40, 50 minutes ou une heure et, au final, vous n’avez que 15, 20 ou 30 minutes de disponibles. Un entraînement aussi court est-il inutile ? Sûrement pas ! Lorsque l’on débute, la fréquence des séances est le facteur le plus important. D’autre part une séance courte peut poursuivre le seul objectif d’éviter un délai trop important avant la prochaine séance dans la discipline en question.

Le « matos » haut de gamme est inutile

Le triathlète aime particulièrement le matériel dernier cri et le débutant touché par le virus peut devenir une cible toute trouvée. Sachez que bien souvent les entrées de gamme sont largement suffisantes en ce qui concerne les tapis de course, les home-trainers, les montres / compteurs GPS ou encore les appareils d’électrostimulation. En vous tournant vers le haut de gamme, vous risquez de ne pas utiliser tout ce que le produit peut vous proposer.

Porter le « cardio » à l’entraînement

OUI ! Mais à condition que la lecture des chiffres affichés puisse vous servir à progresser dans l’analyse de vos performances. Ainsi, oubliez pour un temps la recherche de la FCMax (qui une fois encore n’est pas égale à 220 – votre âge … et si elle l’est c’est un pur hasard !) ou encore les zones d’intensité. Dans un premier temps le « cardio » doit vous permettre de vérifier que votre FC baisse à un effort donné, ce qui est un signe d’adaptation.

Ouvrez-vous à d’autres horizons

Le triathlon est chronophage, aucun pratiquant ne dira le contraire. Pour autant, vous ouvrir à d’autres activités en période hivernale peut vous permettre d’optimiser votre progression. Nous pensons ici au cross fit ou au renforcement musculaire, qui sont intéressants pour opérer un rééquilibrage musculaire.