Chaque mois, Benoît Valque, notre spécialiste entraînement, livre quelques conseils aux débutants. Voici ceux qu'il a donnés dans le numéro d'octobre.

Vélo d’appartement ou home trainer ?

Plus les semaines vont passer et plus il sera compliqué de multiplier les sorties vélo. Le passage à l’heure d’hiver, à la fin du mois, va déjà condamner les sorties vélo en semaine pour la majorité d’entre vous. Dès lors, se pose la question de l’équipement hivernal. Un vélo d’appartement est-il suffisant ? Assurément non. Même s’il possédait des niveaux de résistance, vous ne trouverez jamais une position adéquate et il est quasi impossible de faire du travail qualitatif (vélocité, force, pour commencer) sur ce genre d’équipements. Dénichez plutôt un home-trainer d’occasion (pour 50 euros vous trouverez votre bonheur en cherchant un peu) : sur votre vélo, vous aurez tout le loisir de mettre en place de vraies séances de travail, le soir en semaine et le week-end quand la météo sera trop défavorable pour sortir.

À partir de quand peut-on viser un Half Ironman ?

On pense souvent, à tort, que c’est le nombre d’années de pratique qui compte dans le passage à la distance supérieure. Or, il s’agit avant tout d’expérience sportive et de niveau de pratique dans les trois disciplines. Un sportif d’endurance aguerri (cycliste, trailer, raideur) s’adaptera rapidement et facilement aux exigences de la discipline et de la distance. Une règle de base : il faut qu’aucune distance, prise individuellement, c’est-à-dire discipline par discipline, ne vous semble insurmontable.

La compétition, le meilleur moyen de passer la période difficile

S’il s’agit de votre première saison de triathlon, vous n’allez pas tarder à faire connaissance avec les difficultés des périodes automnale et hivernale, qui sont compliquées à passer. Le meilleur moyen, en tant que débutant, reste de participer à des compétitions régulières : courses pédestres, trails courts, cross country, duathlons verts, bike and run, courses VTT... Ainsi, vous allez continuer à progresser en travaillant plus haut en intensité, tout en entretenant la motivation dans une période difficile. Attention toutefois à l’excès de compétitions qui serait nuisible dans le sens où il engendrerait de la fatigue. Attention également : ces compétitions, même nombreuses, ne se suffisent pas à elles-mêmes et il conviendra de poursuivre un entraînement régulier. Les triathlètes plus aguerris veilleront à limiter davantage les compétitions durant cette période, de manière à mieux cibler leur préparation.

Tenez un carnet d’entraînement

Certains y voient une perte de temps, d’autres n’en voient pas l’utilité. Pourtant, un carnet d’entraînement constitue une source intarissable d’informations. Commencez par noter votre poids et votre fréquence cardiaque de repos. Vous en saurez déjà davantage sur l’évolution de votre condition physique. Par ailleurs, notez vos compte-rendus de séances, vos sensations, votre état de forme, de fatigue, et tout élément qui vous semble utile. Effectivement si vous vous arrêtez ici, c’est à la fois inutile et une perte de temps. L’intérêt, dans un second temps, est de pouvoir faire le lien entre l’entraînement mis en place et l’évolution de votre état de forme et de fatigue. En établissant des liens, vous pourrez ainsi définir le volume et l’intensité qui vous permet de progresser sans générer trop de fatigue. Et ainsi de pouvoir faire évoluer progressivement votre charge d’entraînement.

La démotivation

La démotivation est une chose courante en cette période. Si vous êtes dans ce cas et que vous ne savez comment réagir, sachez que personne d’autre que vous n’a la clef ! En effet, certaines personnes vous diront « qu’il faut se faire violence », quand d’autres vous conseilleront « d’écouter votre corps ».

Au final, qui croire et que faire ?

Il vous faut tout d’abord analyser l’origine de cette démotivation : si elle est contextuelle (automne, baisse des températures, météo, absence d’objectifs etc.), trouvez des axes pour vous remotiver si elle est associée à une réelle fatigue physique (contexte de fin de saison) prenez le temps de récupérer, et l’envie de vous entraîner reviendra rapidement.