Dans chaque numéro, notre coach entraînement, Benoît Valque (www.trainingattitude.com) livre quelques conseils bien utiles aux néophytes en triathlon. Dans le numéro de juin, il s'est intéressé à la préparation et à la compétition.

Faut-il investir dans un vélo de contre la montre ?

En tant que débutant, il serait vraiment contre-productif de ne pas « commencer par le commencement ». Un vélo de contre-la-montre n’est « utile » que si vous pouvez rouler à plus de 33-35 km/h. En dessous de ces vitesses, c’est le plus souvent inutile. Concentrez-vous tout d’abord sur l’optimisation de votre potentiel, en augmentant progressivement votre volume d’entraînement. Entraînez-vous sur un vélo traditionnel, jusqu’à sentir les limites de ce dernier. Vous pourrez alors vous dire qu’une nouvelle monture est nécessaire. L’habit ne fait pas le moine comme on dit !

Comment s’hydrater lors d’un triathlon ?

Quelle que soit la distance, c’est sur le vélo que vous devrez prendre soin de vous hydrater. C’est bien entendu impossible en natation. Il faut donc compenser la perte hydrique sur le vélo, tout en évitant de boire à la seconde transition dans le parc à vélos : outre la perte de temps, le sentiment de ventre gonflé et les ballonnements vont vous gêner, sans compter les risques de point de côté. En course à pied, il est inutile de s’hydrater sur des formats XS ou S, sauf forte chaleur bien entendu. Par contre, veillez à bien soigner votre hydratation avant l’épreuve, car, à l’instar de l’entraînement, tout se joue là.

Attention à votre préparation

Vous débutez dans le triple effort ? Nous ne saurions que vous conseiller de ne pas trop écouter les conversations des triathlètes aguerris, et donc de ne pas tomber dans des volumes d’entraînement démesurés. Une séance hebdomadaire dans chaque discipline est bien souvent suffisante pour boucler un format XS / S. 5 à 6 heures par semaine permettent de boucler un format M. Même si vous « accrochez » soignez toujours très attentif à votre niveau de fatigue et n’augmentez votre fréquence et votre volume d’entraînement que très progressivement, en conservant des périodes de récupération.

Les pièges des transitions

Si vous assistez à un triathlon en tant que spectateur, vous pouvez vous rendre compte que les transitions sont déterminantes. Or, on constate souvent des moments « d’euphorie » lors de ces transitions. On observe ainsi des triathlètes sprinter à la sortie de l’eau jusqu’au parc à vélos. S’en suit une perte de lucidité et donc de temps. À la seconde transition, le phénomène est encore plus marqué. Nombre de triathlètes partent en trombe en course à pied : s’en suit une baisse brutale de l’allure après une à deux minute(s) d’effort. Vivez votre première épreuve sans vous soucier des autres concurrents, ni de votre classement ! Vous ferez forcément mieux lors de la seconde !

Les ressentis d’après-course

La manière dont va se dérouler votre premier triathlon va conditionner la suite de votre « carrière » dans le triple effort. Deux scénarios s’opposent : vous avez choisi une distance raisonnable (XS ou S), et vous avez adopté une stratégie prudente, sans vous mettre dans le rouge. Au final, vous serez habité par le sentiment suivant : « c’est plus facile que ce que je pensais, je reste presque sur ma faim, il me tarde de recommencer ». Vous avez choisi de débuter sur une distance supérieure (M voire L) et/ou vous avez voulu aller au-delà de vos limites. Le ressenti sera opposé : « c’est trop difficile pour moi, je n’ai pas le niveau, etc. ». Attention donc à ne pas vous brûler les ailes.