Cet essai est paru dans le numéro de décembre 2016 de Triathlete (355).

Mizuno est le partenaire de grands marathons comme Hambourg ou Amsterdam. En France, la marque sponsorisait les derniers 20 km de Paris, début octobre. De nombreux coureurs choisissent Mizuno, ce qui crédibilise une gamme que les triathlètes peuvent tout à fait s’approprier. La Wave Rider en est une référence, ou même plus : une légende ! Et cette 20e version est une vraie réussite, n’ayons pas peur de le dire, car elle donne du plaisir à courir.

Sur cette 20e Rider, Mizuno a rafraîchit le look. On ne passe pas inaperçu ! Le design est soigné dans les moindres détails avec par exemple le chiffre 20 que l’on devine de façon subliminale sur le bord interne. Chaussure de tous les jours, la Wave Rider est bien placée dans tous les secteurs et s’adapte à la demande. Malgré un poids inférieur à 300 g, elle est pourtant assez confortable, souple et protectrice pour accumuler les kilomètres. Et dès que l’on souhaite accélérer, les technologies sont au rendez-vous pour assurer un rendement surprenant. Le drop classique de 12 mm est bien toléré puisque la sensation de souplesse s’est améliorée par rapport aux précédents modèles jugés plus raides. Cela tient notamment à la nouvelle plaque CloudWave et la semelle en U4IC.

En premier lieu, le confort d’accueil est digne d’un haut de gamme et il se confirme en course car le pied est tenu fermement dans un chausson souple et recouvert d’une languette matelassée. J’apprécie tout particulièrement la construction du talon qui est coqué à sa base et souple sur la partie haute pour sécuriser les appuis. Mieux encore, la fine couche d’EVA située sous la semelle amovible qui procure une sensation de moelleux incroyable. Ce n’est pas une innovation, mais c’est tellement agréable que cela devrait devenir obligatoire !

Rendement efficace

Le maintien est total avec un serrage classique (doté de lacets légèrement extensibles) qui fonctionne sans gêne sur le cou du pied. Le concept du mesh type nid d’abeille sur l’intégralité de la chaussure, y compris au talon, donne une unité à la fois esthétique et technique. Une bande renforcée recouvre les orteils pour éviter une usure précoce à l’avant. D’une manière globale, la Wave Rider 20 est robuste, la gomme dure X10 (noire) a fait ses preuves, elle ne s’abîme pas rapidement. Détail astucieux, le système réfléchissant repose sur la pastille argentée avec le nom du modèle située au talon, comme pour la version 19 mais en plus visible et plus stylé. On pourrait toujours reprocher à cette Wave Rider d’être encore un peu ferme sous le pied, mais on apprécie justement son rendement efficace sur la route. Il n’y a pas de contre-indication à courir également sur les chemins mis à part de salir le mesh flashy ou de coincer un caillou sous le talon comme cela peut arriver sur n’importe quel modèle avec une zone de semelle évidée. Même constat sous la pluie, on ne glisse pas sur la route car le grip de la semelle est suffisant. Bien sûr, le triple mesh (nouvelle Tige “Triple zone Dynamotion Fit”) assez respirant n’est pas waterproof, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande sur un tel modèle.

Dans l’ensemble, je préconise cette Rider à ceux qui courent très souvent dans la semaine y compris pour les séances d’allure, mais pas forcément pour les adeptes du long : au-delà de 15 km à l’entraînement, on peut trouver des modèles plus adaptés. Par contre, en mode compétition, un marathon ou un semi-marathon peuvent s’envisager. Cette nouvelle Rider est une bonne surprise qui peut séduire largement même ceux qui ne sont pas des habitués de la marque.

Caractéristiques

Poids :

  • - Hommes : 290 g (en 42,5)
  • - Femmes : 245 g (en 39)

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