David Hauss est le Français qui s'est le plus illustré cette année sur les courses internationales. L'athlète du Lagardère Paris Racing revient avec deux médailles (Argent en relais et Bronze en individuel) des championnats du monde sprint qui se sont déroulés à Lausanne le week-end dernier. Interview.

As-tu rempli tes objectifs en Suisse ? Peux-tu nous parler de l'ambiance pendant la compétition ?

David Hauss : « Oui clairement ! 2 médailles aux Championnats du monde sur 2 possibles. J'ai tapé dans le mille. Je pensais pouvoir remporter la course individuellle mais pour gagner, il faut de la réussite. 3e c'est déjà super mais ça n'a pas la même saveur que l'or. La médaille d'argent par équipes a en partie permis de gommer les déceptions de chacun la veille. C'est un souvenir indélébile. L'ambiance au sein de l'équipe de France était excellente. Nous avions pu savourer car nous étions en petit comité. J'ai été beaucoup encouragé à Lausanne car j'étais en stage à Davos avec le groupe suisse durant près de 3 semaines. Cela aide à créer des liens. Et puis comme ma fiancée habite dans la région, j'évoluais presque à domicile. Dans 15 ans, quand l'épreuve sera ultra-médiatisée je pourrai dire que j'ai eu la chance d'y être. »

La course par équipe est elle aussi excitante que l'individuelle? Penses-tu qu'a l'avenir, elle puisse devenir une référence au même titre que les WCS ?

D.H : « Oui, la course par équipe c'est quelque chose de fou. On y laisse un influx énorme, en adaptant la tactique à celle des autres et en essayant de contrôler les choses au maximum. Cela n'a rien à voir avec la course individuelle. L'ambiance est plus décontractée et on assiste à des coups de poker, des rebondissements, des coups de pompe aussi… Je pense que ce genre de course peut tout à fait rentrer dans le format olympique. Le triathlon se doit d'avoir des icônes, des personnalités fortes et des champions multi-médaillés pour s'identifier et créer du rêve. »

3 médailles (2 à Lausanne et une à Athlone aux championnats d'Europe) et un podium à Sydney, qu'espères-tu de plus pour la fin de saison ?

D.H : « C'est un bilan incroyable pour moi. J’ai vraiment réalisé une saison haute en intensité depuis mars. La Grande Finale se profile dans 15 jours et je veux améliorer mon classement WCS (15e) pour me rapprocher du top 10. L'appétit vient en mangeant et j'aimerais aussi profiter de ma bonne forme pour valider un maximum de points dans la course à la qualification olympique. Je me rendrai donc ensuite à Huatulco au Mexique pour clore ma saison. Cela dit, l'accumulation des courses et la fatigue se font sentir. Je ne veux pas finir sur les rotules alors si je ne suis plus dans le coup, j'arrêterai ma saison après le Grand Prix de la Baule le 19 septembre. »

Quelle est ta plus grande satisfaction cette saison ? pourquoi ?

D.H : « Je crois que mon 1er podium à Sydney reste le résultat le plus significatif. Je venais de passer l'hiver à m'entraîner à la Réunion et je n'avais pas trop de repères. Un podium pour une première course, c'était incroyable. Ma saison était bien lancée. »