TRIATHLON DU SUD

Photo : Christophe Guiard

La compression est un sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Chaque marque se targue d’avoir les meilleurs produits sur le marché et met en place les stratégies adaptées. Certains triathlètes ne s’en passent plus, d’autres doutent de leur réelle efficacité. Afin d’en savoir un peu plus, Triathlete a interrogé Olivier Magnier, ostéopathe et également responsable paramédical sur plusieurs événements sportifs dont l’Ironman France.

Triathlete : Olivier, tout d’abord une question basique. Quelle est la différence entre bas de contention et bas de compression ?

Olivier Magnier : Il ne faut pas utiliser le terme de contention pour les bas sportifs, il est à réserver à un usage médical. La conception est différente. Les bas médicaux de contention exercent une pression équivalente sur toute la jambe ou mollet. Les bas de compression sportive exercent quant à eux des pressions différentes en fonction de leurs zones de travail. De plus, la technicité du produit de compression permet pour certaines marques d'avoir un effet hélicoïdal afin d'améliorer le reflux veineux.

Globalement, penses-tu que l’efficacité de ces produits est purement marketing ou apportent-ils un vrai plus en termes de performance sportive ?   En ce qui concerne l'efficacité de ces produits, je pense qu'elle est réelle. La théorie de la compression est prouvée depuis pas mal de temps, même d'un point de vue médical. Son gros avantage est de faciliter la remontée du sang veineux chargé de toxines pour pouvoir être drainé dans le promontoire principal (le foie). Lors d'une course à pied par exemple, le mollet va saturer et ainsi augmenter de volume en raison de la pesanteur et des chocs répétés contre le sol. Le sang va ainsi stagner et les bas de compression vont pouvoir aider la remontée veineuse de façon évidente.

Vous retrouverez la suite de ce sujet ainsi que la présentation des principales marques du marché dans le prochain numéro de Triathlete qui sera présent dès lundi dans votre kiosque préféré.