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Photo : Christophe Guiard

Par Benoît Valque et François Perraguin. La natation est la discipline de base en triathlon. D’une part parce que chronologiquement c’est la première, d’autre part car c’est la première dominante à la reprise de l’entraînement au cœur de l’hiver. En règle générale, la préparation en natation ne laisse guère de place au hasard. Les clubs sont couramment structurés et les séances souvent prises en charge par un entraîneur. Il n’empêche, le triathlon possède ses propres spécificités : il s’agira donc de s’appuyer sur ce qu’on appelle les règles d’or de l’entraînement, tout en évitant les erreurs trop communes.

LA NATATION EN TRIATHLON

Les distances

Demandez à un nageur si le terme Sprint est adapté aux 750 m à accomplir et si 1500 m représentent une Courte Distance. Il répondra sans nul doute par la négative. En effet, en natation sportive, le 100 m constitue la distance reine tandis que les spécialistes de 400 m et de 1500 m font presque figure d’exceptions. Le triathlon est une discipline d’endurance et la natation, première activité qu’il propose, l’est également. Or, votre entraînement tient-il compte de cette évidence ? En quoi diffère-t-il de l’entraînement du nageur ?

Puisque les distances à accomplir sont relativement conséquentes, il s’agira donc de s’économiser, d’autant que le vélo et la course à pied apporteront leur lot de fatigue. D’où l’intérêt d’un entraînement adapté, surtout pour les Longues Distances. En effet, entre un 100 m en piscine et un 1500 m, un 3000 m ou davantage en milieu naturel, il n’y a guère de points communs !

Les spécificités des distances courtes :

Sur le Court, le dilemme est le suivant : la natation représente une part très importante de l’épreuve, surtout si l’épreuve se court en drafting. Il s’agira alors d’être le plus rapide possible, tout en s’économisant pour la suite. Autre problème majeur : l’impossibilité d’observer un échauffement digne de ce nom puisque la mise à l’eau intervient peu de temps avant le départ. Partir à froid et donner le meilleur de soi-même tout en en gardant « sous le pied », voilà un sacré dilemme.

Vous retrouverez la suite de cet article dans le prochain numéro de Triathlete qui sera présent dès demain dans votre kiosque préféré.