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Photo: D.R.

Hier se déroulait à Naujac-sur Mer (gironde) la première édition triathlon du Médoc. Sylvain Sudrie l’a emporté face à une concurrence inexistante.

Le cadre avait tout pour plaire : une partie natation en mer et le reste dans les terres du Medoc connues pour leurs vignes et leurs châteaux. Cette nouvelle épreuve Courte Distance, organisée par Benjamin Sanson, n’a pas attiré les foules. Ils n’étaient qu’une vingtaine au départ. Parmi eux notons tout de même qu’il y avait quatre nationalités différentes et le champion de France Longue Distance. Originaire de la région et ami de Sanson, Sylvain Sudrie est venu inscrire son nom sur les tablettes.

" Je ne me suis pas lâché totalement mais j'étais tout de même à 80 % de mon potentiel", déclare Sudrie à son arrivée. "J'avais les jambes lourdes au début du vélo. Je suis donc monté en puissance progressivement pour récupérer toutes mes capacités." Et d'ajouter : "C'est une très bonne séance de préparation pour le championnat du monde car les parcours vélo et course à pied ont une configuration similaire à ce qui m'attend en Australie." L'épreuve de natation dans l'océan est un nouveau challenge par rapport au triathlon traditionnel où le plan d'eau est généralement sans vague. "Après une première phase nécessaire d'observation de l'océan", confie Sylvain, " il faut ensuite toujours se repérer, surtout en haut des vagues pour ne pas dériver et perdre facilement 30 à 50 mètres. "

S’il n’y avait pas de suspense pour le vainqueur (24’ d’avance) , la deuxième place a quant à elle été très convoitée puisque Yann Brochen (2e) et François Jequier (3e) sont arrivés avec seulement 4 ''d'écart.

Chez les femmes, ou plutôt la femme car Linda Belghaouti était la seule engagée, la lanterne rouge monte sur la plus haute marche du podium féminin. Cette dernière, licenciée depuis seulement 6 mois, doit être heureuse de remporter son premier triathlon. M.N.S de profession, elle réalise tout de même le troisième temps natation.

Le lieu a tout pour plaire. L'organisateur a fait en sorte de valoriser la richesse du terroir avec l’océan, la pinède, les vignes etc… alors pourquoi si peu de concurrents ?
La première réponse vient sans doute du prix. 75 € pour un C.D, même si la prestation est la hauteur, cela fait un peu cher surtout en cette période de crise. Mais surtout : « nous, nous y sommes pris vraiment tard », avoue un membre de l’agence de communication qui s’occupe de l’épreuve. En effet, aucune publicité n’a été faite et l’épreuve n’apparaît pas dans le calendrier.

Espérons que ce triathlon prenne le même chemin que le marathon du Médoc qui est obligé de limiter les inscriptions à 8 500 personnes pour 15 000 demandes.