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De notre envoyé spécial. Ce week-end se sont déroulés les 24h du Mans vélo sur le circuit Bugatti. Pour la première édition de cette cyclosportive FFC, 1 200 participants s’étaient donnés rendez-vous. Parmi ces cyclistes, des triathlètes étaient présents.

Après la voiture, la moto, c’est au tour du vélo de s’élancer pour les fameux 24h du Mans. Comme pour ces cousins à moteur, le but était de réaliser en 2 tours de cadran le plus de kilomètres possible. 95 % des coureurs étaient venus faire cette épreuve en équipe de 2, 4, 6 ou 8. Notons quand même que 64 participants ont roulé seul.

Parmi ces équipes, le club de triathlon d’Angers était présent. « Cyclistes à la base, nous ne voulions pas manquer ce rendez-vous. Nous faisons la course avec nos pères, nous sommes surtout venus pour découvrir et profiter de cette première édition sans but de performance », expliquent Jeff et Sylvain deux membres du club. Plus habitué au Longue Distance, David Paulin du Tri 12 était quant à lui était venu avec des amis cyclistes par défi. Après avoir terminé l’Ironman de Nice et l’Embrunman une semaine avant, il venait lui aussi pour découvrir l’épreuve.

D’autres triathlètes était présents, souvent reconnaissables à leur trifonction et pour une fois sans prolongateurs (celui-ci étant interdit). Certains plus habitués à rouler sans drafting ont parfois eu du mal à trouver leur place au milieu d’énormes pelotons.

Le coup de feu signalant le départ a retenti à 15 h sous la chaleur estivale. Les 270 équipes s’élancent comme des furies sur le circuit Bugatti. Un véritable billard très roulant mais non sans difficultés. En effet, ce circuit de 4 185 mètres ne comporte pratiquement pas de plat, uniquement des faux plats et une bosse à 3,5 % sur 600 m. De plus, le vent était de la partie.

La nuit tombe. Rouler sur le circuit devient un moment magique. La plupart des athlètes dorment dans les paddocks, d’autres s’échauffent sur les Home-trainer. La voix du speaker dans les enceintes devient plus rare mais la course continue. Le circuit réputé pour ces épreuves d’endurance dispose d’éclairages. Mais un vélo n’a pas de phares. Seule une lumière rouge à l’arrière du vélo était obligatoire. Ce sont donc des pelotons entiers de lumière rouge qui ont tourné toute la nuit sur le circuit. Un parcours avec des chicanes, des virages serrés, et des virages en « S », rendu difficile avec la fatigue et le manque de luminosité.

Au petit matin, le jour se lève. Les organismes sont fatigués par l’effort mais aussi par le manque de sommeil. A 15 h le drapeau à damier surgit, annonçant la fin d’un long calvaire pour certains et la joie pour d’autres.