GRAND PRIX DUNKERQUE 2009

Au fond du trou fin 2007, Yohann Vincent est réapparu sur le devant de la scène l’an passé en devenant champion de France. Le Montluçonnais a encore franchi un cap en début de saison en obtenant son premier Top 10 en coupe du monde. Dans un entretien à Triathlete, l’Auvergnat, âgé de trente ans, explique le pourquoi de cette renaissance et livre ses ambitions pour l’avenir.

Triathlete : Après quelques années sans gros résultats, te voilà aux portes de l’équipe de France ? Comment expliques-tu ton retour au premier plan ?

Yohann Vincent : La principale raison est la fin de mes problèmes de santé. Je souffrais depuis longtemps d’une malformation du ventre. J’avais un problème avec le clapet de mon estomac. Cela me provoquait des remontées d’acidité, des crampes d’estomac, voire des angines. En course, j’avais parfois du mal à respirer. Fin 2007, je me suis dit que cela ne pouvait plus continuer comme ça. J’ai pensé arrêter ma carrière. J’ai finalement pris la décision de me faire opérer. Depuis, tous mes problèmes ont disparu. L’autre raison de mon regain de forme est mon changement d’entraîneur en novembre de la même année. Avec Guy Hemmerlin, j’ai trouvé le coach qu’il me fallait. Avec lui j’ai retrouvé la confiance qui me manquait. Patrick Sanchez, le président de Mulhouse a su également trouver les mots qu’il me fallait pour me « rebooster ».

Tu a donc abordé gonflé à boc l’année 2008. Tu as commencé la saison par de très bons résultats en duathlon. As-tu pensé à ce moment-là te spécialiser dans cette discipline ?

Non, j’avais abordé ces épreuves en guise de préparation. Et puis, j’ai terminé 2e du Grand Prix de Châteauroux. Du coup grâce à cette performance, j’ai été sélectionné pour le championnat d’Europe. J’ai abordé cette épreuve sans pression. Cela m’a plutôt bien réussi puisque je termine 3e. J’ai éprouvé une grande joie à l’arrivée. C’était comme une renaissance. En analysant la course, je me rends compte que l’or était à ma portée ce jour-là. Ces résultats en duathlon ont été plus que bénéfiques, ils m’ont donné un gros moral.

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