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Tout droit débarqué des Etats-Unis, ce système d’hydratation aérodynamique est intriguant. Nous l’avons testé pour vous.

Oui, oui, il s’agit bien d’un bidon pour s’hydrater ! C’est vrai qu’à première vue, on est en droit de se poser la question. Il faut dire que ça ressemble fortement à un pistolet d’hôpital. Place au test.

Malgré un manuel en anglais, l’installation ne pose pas de problème. Pas besoin d’être un génie. Les photos facilitent le travail et c’est quand même beaucoup plus simple qu’un meuble suédois. Le système s’accroche sur les rails de la selle. Il dispose de trois crans afin de régler le niveau horizontal. Une fois fixé, on fait parcourir le tube le long du tube horizontal. Le tout se fixant avec des scratchs, c’est simple et efficace. Attention à ne pas serrer le tout avec le câble de frein, sinon vous risquez d’avoir une surprise. Une fois arrivé au cintre, n’hésitez pas à couper le surplus de tube. Nous apprécions le fait qu’au bout du tube, une gaine en mousse avec armature permet au tube de tenir droit. Il y a donc juste à approcher la bouche pour boire. Sur la route, nous sentons de suite une différence. Et oui il y a quand même deux litres en plus soit 2 kilos sur le vélo. Ceux-ci sont en plus localisés derrière le corps, changeant ainsi le centre de gravité de l’ensemble homme-vélo. Cela n'a que peu d’importance puisqu’il s’agit d’un bidon aérodynamique et aéro et de par sa position il l’est. Il n'est pas prévu pour une longue sortie à la montagne mais plutôt pour un contre-la-montre. La première aspiration est assez délicate puisqu’il faut faire parvenir tout le liquide de l’arrière vers l’avant. Il vaut mieux donc le faire avant la course. Le débit de liquide est assez important à l’inverse d’une gourde traditionnel. Vu le diamètre du tube,cela semble assez logique mais au début cela peut déstabiliser. L’été aussi il faudra se méfier car les premières gorgées risquent d’être chaudes si le liquide est resté dans le tuyau. Au fil des kilomètres, cela ne pose plus de problème. Le bouchon type camelbak ne fuit pas et ça c’est un vrai plus. Dans les relances, une nouvelle sensation apparaît : ça bouge. En effet, le liquide se déplace d’avant en arrière et de gauche à droite… Mais rassurez-vous, il n’y a pas de quoi vous donner le mal de mer. Le bidon possède deux type de bouchons : l’un fermé complètement et l’autre « semi fermé » qui permet de se ravitailler en ajoutant directement du liquide dedans via une bouteille ou un bidon. Je n’ai pas testé ce bidon sur un parcours vallonné car il n’est pas destiné à cet effet.

Après la sortie, je remarque que j'ai plus bu qu’a l’accoutumée. Le fait d’avoir la paille devant la bouche à longueur de temps y est sans doute pour quelque chose. Les plastiques sont de bonne qualité. Cela peut paraître anodin pour certains mais c’est une chose à noter. Rien de plus désagréable que de retrouver son bidon taché par des anciens produits ou autres.

Acheter un bidon aéro signifie que vous jugez en avoir besoin. Nous n’allons pas parler de leur utilité mais plutôt comparer les différences qu’il peut y avoir avec les autres. Deux types existent : ceux qui se mettent derrière la selle et ceux qui se mettent sur les prolongateurs. Au niveau aéro, une chose est certaine, derrière la selle c’est beaucoup mieux. Le NeverReach a été bien conçu contrairement à certains bidons aéro qui n’ont pas de bouchon et qui doivent tenir par des élastiques. Après c’est vrai qu’au niveau esthétique… il faut du temps pour s’y faire.