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photo d'archives : Thierry Deketelaere
En année olympique, on pouvait s'attendre à ce qu'un sélectionné à Pékin soit élu athlète de l'année. Mais la performance moyenne des Français en Chine vous ont incité à votre pour un spécialiste du Lond, en l'occurence Patrick Vernay. Le sociétaire de Beauvais a il est vrai réalisé une année exceptionnelle : vainqueur de l'Ironman de Port Macquarie et de Roth, il a égalé le meilleur résultat d'un tricolore à Hawaii (6e).

Triathlete : que représente pour toi cette distinction d'athlète de l'année ?
Patrick Vernay : Je tiens d'abord à remercier ceux qui m’ont permis d’obtenir cette distinction mais également tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de l’année et qui m’ont envoyé de nombreux e-mails d’encouragements et de félicitations, notamment pour Hawaii. C’est un réel plaisir de voir l’engouement grandissant des lecteurs de Triathlete Magazine et des licenciés de notre fédération pour le Longue distance. Déjà l’an dernier, Julien Loy avait également raflé bon nombre de suffrages. Je ne cache pas qu’une telle reconnaissance de mes performances me touche beaucoup et me motive encore davantage pour réaliser quelque chose d’encore plus grand l’an prochain.

En année olympique, tu devances des sélectionnés pour Pékin. Comment l'expliques-tu ?
Pour une fois que je devance Frédéric Belaubre quelque part ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé. C’est vrai que voler la vedette aux sélectionnés olympiques, c’est quelque chose ! Ce sont tout de même les meilleurs représentants français du triathlon. C’est vraiment une satisfaction que de se retrouver ainsi plébiscité. On pourrait expliquer ceci par la déconvenue des sélectionnés olympiques à Pékin, quoiqu’une 10e place pour Fred, c’était quand même génial. D’autre part, il semblerait que les triathlons Courte Distance et Sprint ne fassent plus autant d’émules. De nos jours, tout le monde est capable de terminer une telle épreuve. Par contre, préparer un Ironman et prendre part à ce type d’épreuve est un nouveau challenge, un véritable défi qui passionne de plus en plus de monde. Tous rêvent de participer au mythique triathlon d’Hawaii et beaucoup d’entre eux ont les yeux rivés sur leur écran pour suivre chaque mois d’octobre la course qui réunit les meilleurs mondiaux sur cette petite île du Pacifique. Alors souhaitons vivement que de grands champions comme Fredéric Belaubre et Julien Loy décident de venir en découdre avec nous et goûter à une ambiance de course que l’on ne trouvera jamais ailleurs sur la planète triathlon.

Estimes-tu avoir réussi la plus belle saison de ta carrière ?
C’est sans nul doute ma plus belle saison au niveau international. Avec deux victoires sur Ironman et une e place à Hawaii, je suis plus que satisfait. Par contre, j’ai très peu couru et je n’ai pas pu m’aligner sur les épreuves fédérales que sont les championnats de France ou les Mondiaux ITU LD. C’est mon seul regret mais je n’ai pas pu faire autrement. L’an prochain, il faudra encore choisir entre Hawaii et les Mondiaux LD puisque les dirigeants n’ont encore rien trouvé de mieux que de les placer à quinze jours d’intervalle. A quand enfin une entente cordiale entre ces deux entités que sont l’ITU et la société Ironman ? Cruel paradoxe donc que d’être élu athlète de l’année en France. Je suis le meilleur triathlète tricolore au regard de ce vote alors que je ne participe qu’à des compétitions non reconnues par notre fédération. Ce choix personnel risque malheureusement de me tenir écarté des listes ministérielles de haut niveau l’année prochaine.

Quels seront tes grands objectifs de 2009 ?
Je serai en Australie début avril pour tenter de décrocher un troisième titre à Port Macquarie. Ensuite je ne sais pas trop, j’hésite entre Roth ou Nice. Enfin Hawaii en octobre comme d’habitude pour décrocher ce satané podium ! Je terminerai l’année à Busselton pour tenter de réaliser un chrono inférieur à 8 heures.

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