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photo : Christophe Guiard
de notre envoyé spécial. A l’image des Mexicains venus à plus de cent, les Guadeloupéens ont effectué le déplacement en groupe. Certes, ils sont nettement moins nombreux que les athlètes au sombrero. Mais à l’échelle du triathlon sur leur île, leur participation s’avère plus que conséquente.

Douze triathlètes des Antilles ont décidé de venir sur la côté d’Azur. Une véritable aventure car à l’exception de Patrice Palmont qui était à Zürich en 2005, aucun n’a jamais goûté à un Ironman. Un gars a lancé l’idée l’an dernier. Pour nous, l’Ironman le plus proche est la Floride. Mais Nice est en France. C’est un triathlon mythique. Comme on se connaît tous sur l’île, le projet s’est vite propagé, explique Christophe Roullard, le vice président de la ligue guadeloupéenne. Deux puis cinq et finalement douze athlètes y ont adhéré, représentant cinq clubs (Squales des Abîmes, Baie Mahault Triathlon, GTD Pointe-à-Pitre, CSAG et CSLG).

Cette adhésion a permis de mutualiser la recherche de partenaires et le coût du projet. Grâce aux sponsors, nous avons financé environ 60 % du budget global. Un beau coup de main car pour chaque participant, ce périple à Nice coûte en moyenne 2000 euros (hébergement, déplacement et inscriptions).

Logés ensemble dans deux appartements au cœur de Nice, les Guadeloupéens se serrent les coudes. On a essayé de s’entraîner ensemble même si ce n’est pas facile, note Christophe Roullard. On a effectué une grosse sortie vélo en commun. Qu’espèrent les représentants des Antilles ?

Finir et prendre du plaisir, insiste le vice-président de la ligue. S’il y a le Graal au bout (ndlr : la qualification pour Hawaii), ce sera du bonus. Cet espoir repose peut-être sur les épaules de Guylaine Louis, double championne de France et victorieuse de l’Euro en groupe d’âge (2006). Qualifiée pour la finale du 70.3 en novembre prochain, elle s’attaque comme les autres à l’Ironman. Si elle veut voir Hawaii, elle devra gagner dans sa catégorie (45 – 49 ans). Difficile mais pas impossible.

Là n’est pas l’essentiel. Les Guadeloupéens veulent prendre du bonheur. Leur aventure suscite un engouement certain dans leur île. France Antilles, le journal local, leur consacre des articles. RFO a aussi réalisé un reportage. Le bureau parisien de la chaîne a prévu d’envoyer une équipe pour couvrir leur belle aventure. Une aventure qui a poussé Félix Dinane, le président de la ligue de Guadeloupe de triathlon, d’effectuer lui aussi le déplacement en métropole.