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photo d'archives : Christophe Guiard
La mauvaise nouvelle tant redoutée est tombée. Marion Lorblanchet n'ira pas aux Jeux Olympiques. Elle est hors des quotas dévoilés par l'ITU après le Mondial de Vancouver disputé dimanche soir.

Sa 31e place l'a faite reculer de trois unités, passant de la 45e à la 48e place. Dans le même temps, Kate Allen a enregistré un maximum de points grâce à sa 8e place. L'Autrichienne, qui était à la lutte avec la tricolore pour le troisième dossard olympique, a réalisé un bon de 9 places au ranking olympique (46e au lieu de 55e avant la course). Le championnat du monde constituait l'ultime épreuve qualificative pour les Jeux.

Marion Lorblanchet finit donc en 48e position, avec 2166 points. De son côté, Kate Allen se hisse deux places plus haut, avec un total de 2396 points. Le tour du monde et l'enchaînement des courses effectués par la Beauvaisienne n'ont pas payé. Depuis avril, elle était sur le pont. Après Ishigaki (Japon), la Française s'était rendue en Afrique du Sud avant de disputer l'Euro puis Madrid. Vancouver était sa 5e épreuve de niveau international en l'espace de trois petits mois. Depuis la manche japonaise de Coupe du Monde (13 avril), elle possédait le troisième dossard tant désiré.

Jusqu'au Mondial, elle était menacée par les Britanniques et Kate Allen. Malgré le titre mondial d'Helen Tucker, les Anglaises ne sont pas parvenues à la déloger, Michelle Dillon échouant juste derrière (49e). Malheureusement, l'Autrichienne a effacé son retard en une seule course. Après sa terrible chute à New Plymouth le 6 avri dernier, la championne olympique en titre n'avait pas été en mesure de s'aligner à la moindre course. Elle n'a retrouvé la compétition qu'à Vancouver. Cela lui a suffi.

Cette élimination lors de l'ultime étape qualificative est d'autant plus cruelle que Marion Lorblanchet a vécu la même désillusion il y a quatre ans lors du Mondial organisé à Funchal (Portugal). Mais contrairement à 2004 où seule Delphine Pelletier avait décroché un billet olympique, la France disposera à Pékin de deux dossards. Des dossards qui sont automatiquement réservés à Jessica Harrison (15e au ranking olympique) et à Carole Péon (20e).

Chez les hommes, comme pour les Jeux d'Athènes, la France disposera de trois dossards en Chine. Ce n'est pas le cas de l'Australie, nation majeure du triathlon mondial, doublée sur le fil pour un troisième dossard par les Américains et les Russes.