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photo d'archives : Thierry Deketelaere
Pour la F.F.TRI, le Mondial n'est officiellement pas une course de référence pour la sélection aux Jeux. Mais un excellent résultat, c'est-à-dire un podium, serait quasiment synonyme de dossard olympique. Sauf pour Frédéric Belaubre.

Car si l'on veut employer le vocabulaire du transport aérien, les tricolores se trouvent dans la situation suivante : Frédéric Belaubre est déjà dans l'avion pour Pékin, Tony Moulai est en salle d'embarquement et attend que son billet soit validé. Les trois autres (Cédric Fleureton, Stéphane Poulat et Laurent Vidal) sont sur liste d'attente. Aucun des trois n'a pour l'instant rempli le critère de sélection fixé par la fédération, c'est-à-dire un podium à l'Euro ou à Madrid.

Le plus mal loti est sans conteste Cédric Fleureton. Le sociétaire de Sartrouville a accumulé les contre-performances : 15e à Ishigaki, 14e à Lisbonne, 19e à Madrid. S'il veut espérer voir Pékin, il lui faut absolument monter sur le podium dimanche. Stéphane Poulat, lui, a réussi un excellent Euro (5e). Quant à Laurent Vidal, il se présente à Vancouver en 10e position du ranking après deux résultats probants en Coupe du Monde (5e à Richards Bay, 8e à Madrid). Celui des deux qui réussira le meilleur résultat au Mondial aura peut-être pris une belle option pour la sélection.

Tony Moulai a moins ce souci. Lui a rempli un critère de sélection. Le vice-champion d'Europe se présente à Vancouver avec sûrement moins de pression mais avec autant d'envie. Après le Grand-Prix de Dunkerque (18 mai), il pensait travailler dur pendant deux semaines. Un virus en a décidé autrement. Il m'a plombé la santé. Résultat, deux semaines de bricolage entre mal de gorge, mal de tête et mini sessions aérobies, indique-t-il sur son site. Avant de s'envoler, un entraînement sur piste ne l'a guère rassuré. J’avoue que je ne me sens pas serein, confie-t-il.

Frédéric Belaubre, en revanche, s'aligne avec une grande confiance après son troisième sacre européen. Qualifié pour les Jeux, il aurait pu comme d'autres se dispenser de ce long voyage sur la côte ouest du Canada. Mais dans son esprit, un Mondial ne se zappe pas. Nul doute qu'il a une idée derrière la tête. Probablement de faire mieux que son meilleur résultat sur un championnat du monde (3e à Lausanne en 2006).

D'autres cadors ont en revanche choisi de ne pas prendre un dossard. C'est le cas du champion du monde en titre Daniel Unger (et de ses compatriotes allemands Jan Frodeno et Christian Prochnow), des Australiens Brad Kahlefeldt (3e l'an dernier) et Courtney Atkinson. Autres absents de marque, les Néo-Zélandais Kris Gemmell et Shane Reed, du Suisse Sven Riederer et des Américains Andy Potts et Hunter Kemper.

Javier Gomez, lui, a choisi de prendre le départ. Peut-être veut-il laver l'affront de l'an dernier quand il avait été battu sur le fil par Daniel Unger alors qu'il menait à quelques hectomètres de l'arrivée. Vainqueur des trois Coupes du Monde qu'il a disputés cette saison (Mooloolaba, New Plymouth et Madrid), l'Espagnol est le grandissime favori. Il devra toutefois se méfier du Canadien Simon Whitfield, qui court à domicile et qui s'était imposé la saison passée lors de la Coupe du Monde de Vancouver. Attention également à Bevan Docherty (Nzl), champion du monde en 2004, et à Greg Bennett (Aus).