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photo d'archives : Thierry Deketelaere

Dimanche soir, vers minuit, le verdict tombera. Marion Lorblanchet saura si elle va ou non à Pékin. Tout se jouera à l'occasion du Mondial, prévu à 22 h (heure française). La Française sait ce qu'elle doit accomplir pour valider le dossard olympique qu'elle détient pour l'instant.

Premièrement, marquer des points. Dans son cas, cela signifie finir au moins dans les trente premières. Ensuite, il faudra qu'elle ne soit pas trop loin de ses adversaires directes. Si elle termine devant, ce sera dans la poche. Qui sont ces concurrentes ?

Elles sont quatre. Kate Allen et les Britanniques Liz Blatchford, Kerry Lang et Helen Tucker. L'Autrichienne, championne olympique en titre, doit absolument se hisser dans le Top 10 si elle veut espérer déloger Marion Lorblanchet. Sera-t-elle remise de sa terrible chute en avril dernier à New-Plymouth ? C'est toute la question. Si c'est le cas, elle peut s'avérer redoutable en course à pied.

Les Anglaises doivent aussi briller pour menacer la Française. Si la Beauvaisienne ne marque pas de points (et donc fini au-delà de la 30e place), elles doivent être au moins deux devant elle et s'approcher du Top 10. Dans ce cas, Helen Tucker est obligée d'être au moins 15e, Liz Blatchford au moins 7e Kerry Lang dans le Top 10. C'est possible.

De son côté, Marion Lorblanchet a l'avantage d'avoir les cartes en main et de posséder une belle expérience. À elle de gérer la pression qui sera immense sur le ponton de départ. L'autre question la concernant réside dans sa faculté de récupération. Depuis avril, elle a parcouru le monde et enchaîné les épreuves de haut niveau : Ishigaki, Richards Bay, Lisbonne, Madrid. Avant Vancouver, elle a bénéficié de quinze jours pour récupérer et se préparer au mieux pour le Mondial.

Les deux Françaises n'ont plus cette pression du dossard olympique. Elles courront pour figurer le mieux possible. A Hambourg l'an dernier, Jessica Harrison avait montré la voie en entrant dans le Top 10 (9e). Quant à Carole Péon, elle a signé une très belle perf voilà quinze jours à Madrid (7e). Si un beau résultat de leur part empêchait les rivales de Marion Lorblanchet de marquer des points précieux, la France ferait coup double. Les tricolores peuvent-elles espérer un podium ? Dans l'absolu oui. Peuvent-elles rêver d'une victoire ?

Elles s'aligneront pour mais aucune athlète ne paraît en mesure de faire barrage à Vanessa Fernandes. La Portugaise a toutes les chances de se succéder à elle-même d'autant plus que sa concurrente la plus sérieuse, Emma Snowsill, n'est pas à Vancouver. Pas plus que certains grands noms du circuit comme Annabel Luxford (blessée), Hollie Avil (Gbr), les Allemandes (Ricarda Lisk, Anja Dittmer et Christiane Pilz) et les Suissesses (Daniela Ryf and Nicola Spirig et Magali di Marco Messmer).

Il reste toutefois du beau monde. Certaines athlètes sont des candidates déclarées au podium. C'est le cas de l'Américaine Laura Bennett (3e l'an dernier), des Canadiennes Kirsten Sweetland et Carolyn Murray (victorieuse à Richards Bay). La Nouvelle-Zélande s'annonce redoutable puisqu'elle aligne son équipe olympique (Samantha Warriner, Debbie Tanner et Andrea Hewitt). L'Australie ne sera pas en reste avec Emma Moffatt et Erin Densham.

La course pour la victoire sera passionnante. Mais la France du triathlon aura aussi (et surtout) les yeux braqués sur Marion Lorblanchet. Durant les deux heures de l'épreuve, elle n'aura qu'un mot à la bouche : Allez Marion !