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photo d'archives : Thierry Deketelaere
C'est une étape décisive pour les Jeux que vont aborder les Français dimanche prochain à Madrid. Cette Coupe du Monde est en effet la dernière course de référence choisie par la fédération pour la sélection olympique. Les Bleus devront signer un excellent résultat en Espagne.

Depuis l'Euro, Frédéric Belaubre a définitivement assuré sa sélection et Tony Moulai (2e) a fait un grand pas vers Pékin. Le champion d'Europe et son dauphin ne s'aligneront pas à Madrid. Aux autres tricolores de jouer. Stéphane Poulat, avec son excellente 5e place il y a quinze jours à Lisbonne, a lui aussi marquer des points. Il s'en est fallu d'un cheveu pour qu'il remplisse le critère fédéral (Top 3). Le Beauvaisien est peut-être celui qui aura le moins de pression.

Pour les autres, une contre-performance pourrait être vraiment préjudiciable. L’enjeu sera capital, il reste potentiellement une seule place pour la sélection olympique, reconnaît Cédric Fleureton qui peut nourrir des regrets d'avoir été piégé à vélo à l'Euro. Je finis 14e en faisant tout de même une bonne course à pied au vu du travail fourni à vélo. J’avais la forme, j’ai été nul tactiquement. Je n’ai pas été verni par les aléas de course.

Le sociétaire de Sartrouville devra donc redoubler de vigilance pour profiter pleinement de ses qualités à pied. Laurent Vidal, lui, a pris le bon wagon lors de sa dernière course. A Richards Bay, il a longtemps accompagné Daniel Unger, le futur vainqueur, avant de céder dans les derniers hectomètres. Le pensionnaire du Lagardère Paris Racing abordera donc Madrid dans une spirale positive. Ce n'est pas vraiment le cas de Samuel Pierreclaud qui a souffert à l'Euro.

Quatre mois d'entraînement pour en arriver à une pitieuse 37e place, regrette-t-il. Certes, je suis tombé malade une semaine avant la course. La fièvre accompagnée d'une forte toux m'ont empêché de m'exprimer pleinement. Mais voilà, il ne sert à rien de s'éterniser là dessus ni de se chercher des excuses. Seul le résultat compte et il est cruel. La qualification aux Jeux se complique, estime-t-il. Lui comme les trois autres Français devront tutoyer les sommets. Pour rappel, le critère de sélection à Madrid est un podium.

Chez les femmes, la situation est différente. Jessica Harrison et Carole Péon ont déjà poinçonné leur billet pour Pékin. Le troisième dossard, dont la France bénéficie toujours après l'Euro, reviendra à Marion Lorblanchet, désormais seule en piste pour le décrocher. La championne de France a pour rivale la troisième Autrichienne (Kate Allen) et la troisième Britannique (Liz Blatchford). La championne olympique sera absente en Espagne. En revanche, l'Anglaise sera là. Pour Marion Lorblanchet, l'enjeu est de finir devant elle ou pas trop loin.