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photo : ITU
Cette manche de Coupe du Monde n’était pas vraiment prévue à leur programme. Mais pour des raisons diverses, Laurent Vidal et Marion Lorblanchet sont en Afrique du Sud pour disputer la cinquième étape du circuit. Si leur objectif est le même, l’enjeu de la course diffère pour l’un et l’autre.

Le sociétaire du Lagardère Paris Racing et la Beauvienne ont évidemment envie de réussir la meilleure performance possible. Cette dernière est d’abord là pour accumuler des points et conserver le troisième dossard olympique qui lui reviendrait automatiquement (ndlr : il n’y a plus que trois femmes dans la préparation olympique). De son côté, le Parisien voudra effacer le mauvais souvenir de Mooloolaba. Victime d’un virus, il n’avait pas été en mesure de défendre ses chances au mieux et avait fini 51e.

Résultat ? Il n’a pas été retenu pour l’Euro, prévu le week-end prochain à Lisbonne. Je dois avouer que je ne m'y attendais pas vraiment, indique-t-il sur son site. Je n'aurais pas l'occasion d'aller chercher ce podium sur un parcours où j'avais déjà bien marché l'an dernier (nldr : 8e). Cette virée en Afrique du Sud ne semble pas l’enchanter forcément. Encore un long voyage sur mon organisme qui sort à peine de maladie et d'un "jet lag" de 10 heures. On verra si c'est judicieux. Et de rappeler qu’il était interdit de course il y a encore 11 jours (au moment de la sélection). Je pensais que ma contre performance australienne était expliquée par un virus. Il semblerait que cela ne soit pas suffisant, note-t-il.

Mais Laurent Vidal refuse de s’apitoyer sur son sort. Je ne fais pas partie de ceux qui remettent tout en question sans cesse. Alors, je ne regarde pas juste devant mon nez et j'analyse un peu. Il y aura des jours meilleurs. C’est certain. Et pourquoi dès dimanche à Richards Bay ? Avant Mooloolaba, le tricolore assurait avoir de très bonnes sensations. La grande inconnue est de savoir si son organisme a bien récupéré du virus.

Laurent Vidal ne sera pas le seul Français engagé. Il sera en effet accompagné de David Hauss. Les deux auront face à eux quelques cadors, comme le champion du monde Daniel Unger, l’Américain Matthew Reed qui vient de gagner son billet pour Pékin, l’expérimenté ukrainien Vladimir Polikarpenko et le Sud-Africain Hendrik DeVilliers, le tenant du titre. Les Russes, qui n’ont désormais plus que deux dossards, sont quant à eux venus en force et devraient être particulièrement mordants. A noter également que le Belge Peter Croes voudra assoir sa qualification par un nouveau beau résultat, après sa 5e place à New Plymouth.

Chez les femmes, Marion Lorblanchet ne sera pas confrontée aux ogresses du circuit (Snowsill et Fernandes). La championne de France voudra faire mieux que sa 24e place à Ishigaki. Comme l’a rappelé la DTN, il lui faut absolument élever son niveau de résultat pour assurer son dossard. Un dossard que lui contestent les Autrichiennes et les Britanniques. L’Autriche aura deux représentantes à Richards Bay et la Grande-Bretagne une seule. Pour Marion, le contrat est assez simple : faire mieux que ces trois concurrentes. Elle en a les moyens, elle qui est déjà parvenue en Top 10 de Coupe du Monde.

Peut-elle se mêler à la bagarre ? Difficile à dire mais en l’absence de Snowsill et Fernandes et des autres grands noms du circuit, la course s’annonce particulièrement ouverte. S’il fallait désigner quelques favorites, on pourrait avancer les noms d’Abram Felicity (Aus), Sarah Groff (Usa) et Nicky Samuels (Nzl). Mais tout cela reste hautement hypothétique. Marion Lorblanchet a vraiment une belle carte à jouer.