grand prix de triathlon a lorient

Photo d'archives : Christophe Guiard
Brad Kalhefeldt a été récemment hospitalisé pour une pneumonie. Le sociétaire du Lagardère Paris Racing a envoyé un mail à Triathlete pour donner de ses nouvelles et expliquer ce qui lui est arrivé. L'Australien, qui sera l'un des favoris aux Jeux de Pékin, a le moral. Voilà les infos qu'il voulait vous communiquer.

{{Mercredi dernier, j'ai effectué ma sortie traditionnelle à vélo de 100 km. Pendant les quarante dernières kilomètres, j'ai du me battre anormalement. Quelques heures plus tard, de violents maux de tête sont apparus. J'avais des poussées de sueurs froides puis chaudes. J'avais perdu l'appétit. Le lendemain, mon état a empiré. Je ne pouvais rien faire d'autre que rester allongé. J'ai pensé que c'était une mauvaise grippe et que cela passerait après deux jours.
Samedi, je ne pouvais plus sortir du lit. Rinnie, ma copine, m'a aidé à m'en extraire et m'a emmené à l'hôpital. Après quatre heures de tests sanguins et de radios, on m'a diagnostiqué une pneumonie au poumon gauche. Il était très infecté et ne fonctionnait quasiment plus. Après le service des urgences, j'ai été transféré en salle de soins où on m'a placé sous perfusion et sous oxygène. J'avais des antibiotiques à prendre toutes les quatre heures. La perfusion m'a fait du bien car je n'avais rien mangé pendant quatre jours. Les médicaments m'ont aussi aidé à retrouver des forces.
Heureusement que je suis allé à l'hôpital. J'ai lu que selon certaines statistiques, une personne sur trois qui ne comprend d'antibiotiques en cas de pneumonie meurt. Personnellement, je suis monté à 39,6 ° de température.
Je suis sorti de l'hôpital. Je reste à la maison, tranquille, ne faisant rien d'autre que me reposer. Le spécialiste m'assure que mon poumon gauche retrouvera 100 ù de ses capacités d'ici six semaines. Pendant ce temps, il m'a autorisé à m'entraîner légèrement. Cela aidera le poumon à mieux se rétablir. Le week-end prochain, donc, je vais reprendre un peu l'entraînement. Je vais avoir un peu de mal à respirer pendant les prochaines semaines mais cela va s'améliorer au fil du temps.
Je ne pense pas que cette maladie va être un handicap pour les Jeux. Les JO sont encore loin. Heureusement, la pneumonie arrive tôt dans la saison. Et elle me donne une motivation supplémentaire.}}