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(d'un de nos envoyés spéciaux) Quotidiennement jusqu'à samedi, jour de la course, nous vous dresserons le portrait d'un des 49 Français qualifiés pour cette édition 2007. Nous démarrons avec Pierre-Yves Provost, de Meudon.

photo : Christophe Guiard / Pierre-Yves Provost

" Ici, tout est mutilplié par dix." Pierre-Yves Provost est sous le charme de l'Ile de Kona. Le sociétaire de Meudon est comme un enfant qui vient de recevoir un nouveau jouet. Il a tant rêvé de ces moments privilégiés. " J'ai commencé à y penser en novembre 1989. Ce jour-là, j'ai acheté mon premier magazine de triathlon. A l'intérieur, j'ai été subjugué par un article sur Hawaii relatant la lutte au finish entre Mark Allen et Dave Scott. Je me suis juré qu'un jour j'y participerai moi aussi", explique le Francilien qui avait seize ans à l'époque.
Il n'avait débuté le triathlon que quelques mois auparavant. Après un apprentissage par le court, il s'est lancé sur le long dix ans plus tard. Il a peu de distances Ironman à son actif : deux fois Embrun et une fois Roth. Le Meudonnais s'est d'ailleurs qualifié pour Hawaii par le biais d'un 70.3 à Eagleman dans le Maryland. Il s'était classé 12e dans sa catégorie (30-34 ans). Policier de profession, Pierre-Yves Provost dispose d'horaires de travail un peu particuliers qui l'obligent à jongler avec son programme d'entraînement. " Une semaine sur deux, je bosse soixante heures. En général je ne fais rien durant cette semaine. Je me rattrape la suivante où je suis totalement de repos", explique le Francilien. Durant sa période de préparation, il est monté jusqu'à 25h d'entraînement.
Le Meudonnais a débarqué dimanche soir à Kona. Il a effectué le déplacement par ses propres moyens, en compagnie de son épouse. Sur place, il a retrouvé un couple d'amis venu l'encourager ainsi qu'un camarade de club britannique. Tous logent dans un appartement qu'ils ont loué. Pierre-Yves s'estime capable de passer sous la barre des 10h30. Il avoue que sa déception ne sera pas trop grande s'il met beaucoup plus temps : " l'essentiel pour moi sera de me faire plaisir et de franchir la ligne." Peut-être pensera-t'il à Mark Allen et à Dave Scott quand il sera à quelques encablures de la ligne. Le rêve sera alors devenu réalité.

Olivier Berraud