(de notre envoyé spécial). A moins de 24 h du Mondial Longue Distance, la tension monte à Lorient. Sur les bords des rives de l'étang du Ter, les athlètes sont de plus en plus nombreux. L'équipe de France, elle, se fait discrète. Elle se prépare au calme, loin de l'agitation. C'est demain qu'elle devra se mettre en lumière.

Quelles peuvent être ses ambitions ? Pierre Houseaux, le sélectionneur national, ne veut pas faire de plans sur la comète mais reconnaît que les tricolores veulent et doivent briller. Le Mondial a lieu en France. Cela n'arrive pas tous les jours. La dernière fois que cela s'est produit, on a eu un champion du monde (ndlr : Cyrille Neveu). J'espère que ce sera la même chose demain.
Chez les hommes, la sélection a fière allure. Difficile de sortir un nom. Pierre Houseaux ne s'y risque pas. La densité est importante. Nous pouvons faire un gros truc. Je ne mets pas les huit sélectionnés sur un pied d'égalité, indique-t-il. Certains ont fait leurs preuves lors de championnats du monde, comme Xavier Le Floch (ndlr : deux fois médaillé de bronze) ou Julien Loy (ndlr : 4e l'an passé à Canberra.
Et d'ajouter : d'autres ont moins d'expérience ou ont des résultats plus aléatoires. Je pense par exemple à Charly (Loisel). Pour sa carrière, c'est ici que cela doit se passer. Le format natation et le parcours vélo sont faits pour lui. Il y a deux ans, il est devenu champion de France à Lorient. Sans vouloir le dire ouvertement, le sélectionneur espère un podium.
Même chose également chez les femmes. Pierre Houseaux se montre moins prudent : Contrairement aux garçons, nous n'avons que deux athlètes qui peuvent vraiment briller. Mais elles peuvent toutes les deux gagner. Avec Delphine (Pelletier) et Johanna (Daumas), tout est possible. Si la Beauvaisienne affiche une belle santé, la Niçoise semble plus soucieuse. Elle a mal au ventre depuis jeudi. C'est comme une gastro-entérite. Peut-être est-ce aussi dû au stress. Médaillée de bronze l'an dernier, la championne de France se sait attendue.
Bien sûr, les tricolores ne sont pas les seuls à prétendre aux podiums. Bien au contraire. La concurrence s'annonce féroce. En dehors des Français, il y a dix-douze gars qui sont très costauds. Les plus dangereux sont sûrement Colucci (Bré), Sindballe (ndlr : le Danois champion du monde), Colting (Sue). Pierre Houseaux n'exclut pas non plus Olivier Marceau même s'il s'interroge sur la préparation du Suisse. Chez les femmes, la concurrence est moins forte. Mais il y a de sacrées athlètes, comme Bella Commeford, la championne du monde, et Leanda Cave (ndlr : championne du monde CD en 2003).
L'équipe de France aura donc fort à faire. Elle a les arguments pour monter sur les podiums, voire décrocher le Graal. Chez les femmes comme chez les hommes. Réponse demain en début d'après-midi.

L'équipe de France
Hommes
Sébastien Berlier / François Chabaud / Xavier Le Floch / Hervé Faure / Charly Loisel / Julien Loy / Cyrille Mazure / Patrick Vernay
Femmes
Johanna Daumas / Estelle Leroi / Delphine Pelletier / Virginie Pilat

Vivez demain en direct le Mondial Longue Distance sur www.triathlete.fr : le point dans chaque discipline, les photos de la course, le compte-rendu et les classements.