(de notre envoyé spécial). Une page complète aujourd’hui dans le quotidien Le Télégramme de Brest, un reportage demain sur France 3 Bretagne. Xavier Le Floch est l’attention de tous les médias locaux. Normal. Le Morbihanais habite Gourin, à 20 km de Lorient. Malgré tout, il se dit sans pression à l’heure d’aborder ce Mondial si près de chez lui, devant toute sa famille et ses proches.
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Triathlete : à quelques heures du départ, comment te sens-tu
Xavier Le Floch : j’essaie de ne pas penser à ce qui va se dérouler. Cela va arriver tranquillement. Je suis très détaché par rapport à l’événement. Je suis moins stressé que la première fois que Lorient a organisé le championnat de France (ndlr : 2004). C’est peut-être parce que j’ai claqué une belle victoire cette année (ndlr : l’Ironman de Malaisie) et que j’ai déjà eu deux médailles de bronze au Mondial.
Comment s’est passé ta préparation ces derniers temps ?
La semaine dernière, les sensations sont revenues. Juste avant, je m’étais blessé. Une contracture au mollet droit. La blessure était légère. Cela s’est tassé. Je n’ai plus mal. Juste après, j’ai effectué une bonne semaine d’entraînement. Tout va bien. J’espère simplement être en pleine possession de mes moyens physiques.
Quelle sera ta stratégie ?
Je ne cache pas que ce format me désavantage. Je préfèrerai que cela soit plus long. Mais j’ai déjà gagné sur un tel format (ndlr : Half Ironman de Grande-Bretagne en 2004). J’y avais battu Walton, un athlète qui va vite. Il faut que je limite la casse en natation, c’est-à-dire de figurer avec le groupe qui sera juste derrière les quatre ou cinq gros nageurs. A vélo, si les jambes vont bien, je vais prendre des risques, quitte à exploser. Je ne vise pas des places d’honneur. J’aimerais aussi me préserver pour la course à pied. Le parcours est super sélectif. J’aime cela. Après la Malaisie, j’ai beaucoup travaillé la vitesse. Donc, je devrais être prêt à affronter de hautes cadences.