(de notre envoyé spécial). C'était hier. Installée au milieu du public, Delphine Pelletier assiste en spectatrice à la troisième étape du Grand Prix. D'habitude, la Beauvaisienne est de l'autre côté des barrières, à la bagarre avec les reines du Courte Distance. Elle a évidemment une bonne raison de ne pas être au coeur de la course.

Elle figure en effet comme l'une des favorites du Mondial Longue Distance, prévu demain à Lorient. L'ancienne sélectionnée aux Jeux d'Athènes a abandonné le CD à haut niveau. Place au LD. Le format ITU (3 x 80 x 20) lui va comme un gant.
Dès sa première course sur ces distances, fin mai à Vendôme, elle a gagné, battant au passage Johanna Daumas, médaillée de bronze de la spécialité. Je m'attendais à souffrir plus. On a même dû me freiner à pied, confie-t-elle. Demain dans le Morbihan, il ne sera pas question de baisser le rythme si elle veut prétendre à un podium.
Un podium que de nombreux observateurs lui prédisent. Je suis surprise, assure-t-elle. C'est motivant de sentir la confiance des gens. Cela ne me met pas de pression pour autant. Je n'ai rien à perdre. Je suis néophyte sur ce format. Même si elle refuse de se cataloguer parmi les favorites, Delphine Pelletier est attendue au tournant.
Hier, sourire aux lèvres, elle se disait en bonne condition. Pourtant, elle n'a pas suivi une préparation très spécifique. Pour Vendôme, j'avais rallongé une séance vélo. Et tous les lundis, je faisais un long footing. J'ai fait la même chose à peu près pour Lorient. Selon la Beauvaisienne, le format ITU se rapproche assez du CD.
La grande différence est qu'il y a beaucoup moins de pression en natation car après, on a le temps de se rattraper. C'est justement à vélo et en course à pied que la Française devrait se distinguer. Le circuit vélo est usant. Au bord de mer, on se prend souvent le vent latéral. Et en course à pied, ce n'est jamais plat. Tant mieux. Quand c'est dur, cela me favorise. Bref, tout semble réuni pour que Delphine Pelletier tutoie demain les sommets.