FRANCE TRIATHLON EUROPEAN CHAMPIONSHIP 2006

(de notre envoyé spécial). Frédéric Belaubre tentera demain 30 juin à Copenhague (Danemark) de conserver son titre européen en Courte Distance. Sacré une première fois à Lausanne (Suisse) en 2005 avant de gagner à nouveau la saison dernière à Autun, le Français s’attaque à une lourde tâche. Sa préparation a été très perturbée par une blessure au pied gauche.

Triathlète : dans quelles dispositions physiques abordes-tu cet Euro ?
Frédéric Belaubre : Je suis en bonne forme. Je me sens très bien en natation, bien à vélo. En revanche, en course à pied, je manque d’entraînement. En raison de ma blessure, j’ai coupé l’entraînement à pied pendant cinq semaines. Je n’ai repris qu’il y a une grosse quinzaine de jours, par des footings de 20’. Je suis monté très progressivement en intensité mais je n’ai quasiment pas suivi de séances de fractionné. Il risque donc de manquer de la vitesse et du fond. A vélo aussi j’ai été obligé de couper (ndlr : pendant trois semaines).
Quelle stratégie penses-tu adopter ?
La meilleure tactique est de s’adapter. Je vais devoir être malin et économe de mes efforts. L’idéal serait qu’une cassure se fasse en natation. Car à vélo, le parcours est tout plat. Cela risque d’être difficile de s’échapper. Si on pose groupé, cela sera encore plus dur pour moi en raison de mon déficit d’entraînement. Quand cela va accélérer à pied, je m’attends à avoir le cœur dans la bouche !
Tu parais assez pessimiste. Non. J’ai gagné la semaine dernière sur un Sprint (ndlr : au GP de Dunkerque). Je risque d’être un peu juste sur CD. Mais je ne dis pas que je suis incapable de défendre mon titre. L’Euro reste un objectif important malgré ma préparation tronquée. Simplement, je n’ai pas toutes les chances de mon côté. Je pars dans l’inconnu. Comme souvent.