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C'est demain, dimanche 24 juin, que se déroulera le très populaire triathlon de Roth (Allemagne). Disputée sur la distance Ironman, cette édition aura un parfum particulier puisqu'il s'agit de la 20e édition. L'épreuve bavaroise a en effet vu le jour en 1988. Ce fut le premier Ironman qualificatif organisé en Europe.

Depuis 2002, la course a perdu son label Ironman. Mais le Challenge Quelle, son nom officiel tiré de son sponsor principal, ne s'en porte pas plus mal. Il est en effet parmi les plus populaires, sinon le plus populaire, triathlon sur le Vieux Continent.
Cette année encore, 3520 athlètes de 44 pays prendront le départ. Parmi eux, 553 Français (516 hommes, 37 femmes) qui composent la délégation étrangère la plus forte. L'Espagne, 3e avec 135 représentants, arrive loin derrière. Si les tricolores se déplacent en masse dans le Sud de l'Allemagne, ils n'y brillent pas forcément. Du moins pour les premières places. Aucun n'a encore inscrit son palmarès, ni chez les hommes, ni chez les femmes.
Et ce n'est pas cette année que cela devrait changer. Damien Favre-Félix, 6e l'an dernier et meilleur Français, ne semble pas de taille à lutter face aux meilleurs. Le sociétaire de Vesoul est encore loin du niveau de Chris McCormack, le triple vainqueur et tenant du titre. L'Australien reste le grand favori de cette 20e édition. Il aura une double motivation : conserver son titre et empocher la prime de 100 000 $ promise à celui qui battra le record de l'épreuve détenu depuis 1997 par le Belge Luc Van Lierde (7h50'27).
Passer sous la barre des 7h50 parait difficile. En revanche, Chris Mc Cormack a de bonnes chances de s'octroyer une quatrième victoire. L'Australien devra toutefois se méfier de l'Espagnol Eneko Llanos, vainqueur de l'Ironman de Lanzarote en mai dernier, de Kieran Doe (Nzl), toujours redoutable à vélo, et du Sud-Africain Reynard Tisskink, solide dans les trois compartiments.
Chez les femmes, la course devrait se limiter à un duel entre la Néo-Zélandaise Joanna Lawn, victorieuse l'an dernier, et l'Australienne Belinda Granger, lauréate en 2005. Estelle Patou, seule élite française engagée, aura bien du mal à voir la tête de course. Si la Beauvaisienne entre dans le Top 10, ce sera déjà une belle performance.
Enfin, lLa météo risque de ne pas être de la partie. Hier, la journée a été rythmée par une partie de cache-cache entre la pluie, les nuages et le soleil.