Par Marc-Fortier Beaulieu,
docteur en médecine.

Le coup de chaleur est potentiellement mortel. Ce phénomène est largement imprévisible, sauf en ce qui concerne les données extérieures. Vous pouvez toutefois limiter les risques en évitant certaines erreurs.

Il est dangereux de boire beaucoup d’eau pure (au-delà de 3 ou 4 litres pour les personnes qui transpirent beaucoup, au-delà de 2 litres pour ceux qui transpirent peu). Mettez du sucre dans vos boissons ! Il est aussi dangereux de nager en combinaison lorsque l’eau est à plus de 26. Pour moi, c’est déjà limite à 24 °.

Que faut-il faire ?

Ne jamais courir torse nu, se couvrir la tête, s’asperger d’eau, boire avant la soif (il est important de se connaître à ce point de vue), bien choisir ses vêtements (le noir arrête mieux les ultra-violets, le blanc réfléchit moins la chaleur). Certains d’entre vous devez faire encore plus attention. Ceux qui ne disposent pas de glandes sudorales, et font de graves complications à la moindre fièvre. Normalement, le sang réchauffé par la production d’énergie dans les muscles est refroidi par passage dans la superficie de la peau. L’évaporation de la sueur produit de la fraîcheur, qui est captée dans les capillaires de la peau et redistribuée à l’intérieur du corps. À noter que des jambes épilées permettent à la sueur de mieux s’évacuer.

Comment déceler les signes d’une hyperthermie ?

Ils ne sont pas très spécifiques. Ce sont les circonstances d’apparition d’un malaise qui doivent vous alerter. Un malaise apparaît rapidement lors de conditions météorologiques précises : une température anormalement élevée, un sport pratiqué pendant les heures les plus chaudes, au soleil d’été, la présence d’un vent chaud ou l’absence de vent qui pourraient rafraîchir l’organisme et l’atmosphère, l’absence d’ombre sur le parcours, un degré d’hygrométrie (taux d’humidité dans l’air) élevé (plus il y a de chaleur humide, moins la transpiration est efficace). Dans ces cas-là, il faut être très vigilant car les conséquences d’une hyperthermie peuvent être dramatique. Autant le corps médical peut récupérer une hypothermie profonde en réanimation, autant les hyperthermies malignes, et tout particulièrement celles des sportifs, sont graves et dangereuses. Le décès survient par arrêt cardiaque.

Que faire en cas possible d’hypothermie ? Si vous en rencontrez un cas, appelez très vite les secours et rafraîchissez le blessé. Si vous avez de la glace ou des poches de froid, placez-les à la racine des cuisses, là où passent les artères fémorales. Vous ferez passer plus de fraîcheur dans l’organisme. Pensez à surélever la tête également. Pour les victimes, allez immédiatement à la tente de secours. Il faut une hospitalisation immédiate.