La (seule) Course de l'année. La WTS de Hambourg, qui se déroulera ce week-end, aura plus d'importance qu'à l'accoutumée. Pour la première fois depuis 2008, les titres de champion du monde individuels seront, en effet, décernés, crise sanitaire oblige, sur la seule épreuve qui reste présente au calendrier WTS

Même si certains pays ne pourront pas envoyer de représentants, les plateaux seront de qualité, tant chez les femmes que chez les hommes.

Course féminine

12 athlètes ayant terminé dans le Top 20 de la série championnat du monde l'an passé ont fait acte de candidature. Parmi elles figurent même les six premières. Les principales absentes seront la Britannique Non Stanford (titrée en 2013), l'Australienne Ashleigh Gentle (2e en 2017) et la Suissesse Daniela Ryf (championne olympique à Londres).

Les trois lauréates des quatre dernières éditions seront, quant à elle, bien présentes.

Sacrée l'an passée avec un quasi sans faute (5 victoires en 6 étapes), Katie Zaferes compte bien poursuivre sur sa lancée.

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Mais ses deux dauphines de l'an passé, les Britanniques Jessica Learmonth et Georgia Taylor Brown, ne l'entendent sans doute pas de la même oreille. L'Américaine devra également surveiller du coin de l'œil ses deux compatriotes Taylor Spivey et Summer Rappaport, respectivement 4e et 5e de la série l'an passé.

Peuvent également se mêler à la lutte pour le titre, si elles retrouvent leur meilleur niveau, deux anciennes championnes du monde : la Britannique Vicky Holland (2018) et la Bermudienne Flora Duffy (2016 et 2017).

Côté françaises, elles seront trois à se présenter sur la ligne de départ.

Brillante lors des deux dernières éditions à Hambourg (victoire en 2018, 2e place en 2017), Cassandre Beaugrand effectuera sa rentrée lors de cette course. Si elle évolue d'emblée à son meilleur niveau, la Pisciacaise peut se mêler à la lutte pour les médailles sur des circuits qu'elle affectionne particulièrement.

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En remportant brillamment le Grand Prix de Châteauroux, Émilie Morier a démontré qu'elle était déjà en forme avancée en ce début de saison. Espérons que la championne du monde U23, en perpétuelle progression, poursuivra sur sa lancée en Allemagne.

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La 3e Bleue engagée est Léonie Périault, qui, elle aussi, aura l'avantage d'avoir une course de rentrée dans les jambes.

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À noter qu'aucune Française n'est montée sur le podium mondial depuis la 1re édition en 1989 à Avignon.

Course masculine

Le dernier (et seul Français) à avoir remporté le titre mondial à l'issue d'une seule course est Olivier Marceau, lauréat en 2000.

Vingt après, Vincent Luis essaiera de l'imiter. Le Génovéfain compte, lui aussi, déjà une médaille d'or dans son escarcelle. Il l'a décroché l'an passé à l'issue de la série.

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Même s'il n'a pas effectué de course de rentrée, le numéro un français abordera cette épreuve en pleine confiance : " la fait que le titre soit attribué sur une seule course ne change absolument pas mon appréhension de la course, je suis en altitude depuis plusieurs semaines et mon objectif a toujours été d’être performant à Hambourg. Je suis très motivé. Cette épreuve m’a toujours réussi et j’espère être dans le coup pour la gagne."

Vincent sait déjà que certains de ses rivaux habituels ont décliné la lutte : l'Espagnol Javier Gomez (5 fois lauréat et 3e en 2019), le Belge Marten Van Riel (5e de la série en 2019), l'Australien Jacob Birthwistle (6e de la série en 2019 après avoir gagné cette course au sprint face au Français), le Sud-Africain Henri Schoeman (7e de la série en 2019) et le Canadien Tyler Mislawchuk (vainqueur du Test Event de Tokyo l'an passé).

Il reste néanmoins des rivaux redoutables face à lui et notamment les cinq athlètes qui figuraient dans le Top 10 de la série l'an passé : l'Espagnol Mario Mola (sacré de 2016 à 2018) et Fernando Alarza (4e en 2019), Léo Bergère (8e en 2019), ainsi que les Norvégiens Gustav Iden et Kristian Blummenfelt, respectivement 9e et 10e de la série l'an passé.

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Les candidatures des multiples médaillés olympiques, Alistair et Jonathan Brownlee ne doivent pas être non plus négligées même si tous deux restent sur une saison décevante. Les deux frères britanniques renaissent toujours de leurs cendres quand on ne s'y attend plus.

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Outre Vincent Luis et Léo Bergère, trois autre Bleus figurent dans la start-list.

Étincelant et particulièrement affûté lors de sa rentrée victorieuse à Châteauroux, Dorian Coninx sera peut-être la surprise du jour. En décrochant le titre mondial chez les juniors et chez les U23 par le passé, le Pisciacais, qui a, par ailleurs, déjà remporté une manche de WTS aux Bermudes, avait prouvé qu'il savait se sublimer sur les courses d'un jour.

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Seront également de la partie Pierre Le Corre et Simon Viain.

Le lendemain, c'est le titre de champion du monde de relais mixte. Lauréate des deux dernières éditions, la France compte bien réussir le hat-trick même si Vincent Luis a déjà annoncé qu'il ne prendrait pas part à cette course : "En accord avec l'encadrement technique, j'ai fait le choix de ne pas être au départ du relais mixte. Si nous obtenons le titre cette année encore, cela permettra de faire une nouvelle démonstration de force auprès des autres nations, et ce, quelle que soit la composition de l'équipe de France." L'identité des quatre relayeurs sera dévoilé à l'issue des courses individuelles.

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Programme

Samedi 5 septembre

Championnats du monde individuel Elite

16h00 : Hommes

18h00 : Femmes

Dimanche 6 septembre

13h31 : Championnat du Monde de Relais Mixte