Côté masculin, le Test Event de Tokyo, qui se déroulera vendredi, n'aura pas la saveur espérée. De nombreux ténors ont, en effet, préféré faire l'impasse sur cette course, se réservant pour la finale de la WTS qui aura lieu à la fin du mois à Lausanne. Sont dans ce cas les quatre premiers du ranking WTS, le Français Vincent Luis et les Espagnols Mario Mola, Javier Gomez et Fernando Alarza. Autre absent de marque le Britannique Alistair Brownlee qui prépare un Ironman 70.3 en Irlande.

La compétition s'annonce malgré tout passionnante, d'autant plus que beaucoup de nations l'ont incluse dans leurs critères de sélection pour les JO. C'est le cas de la France dont les critères de sélectionnabilité seront dans l'ordre :

- remporter l'épreuve de qualification olympique

- terminer dans les trois premiers de cette même épreuve.

Pour préparer cette épreuve qui devrait se dérouler sous une forte chaleur, les triathlètes français ont effectué une phase de préparation et d'acclimatation de près d'un mois en France complétée par un séjour au Japon d'une semaine à dix jours avant les épreuves.

Parmi les trois Bleus engagés ce vendredi, un seul est parvenu à monter sur le podium d'une WTS cette année. Il s'agit de Dorian Coninx, brillant vainqueur aux Bermudes en avril dernier. Mais c'est la seule performance notable du Pisciacais cette saison bien décidé à réagir sur cette course importante pour la sélection olympique.

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Même s'il ne s'est pas hissé sur la boîte, Léo Bergère a été beaucoup plus régulier que son camarade d'entraînement cette année, obtenant notamment deux Top 5 (4e à Abu Dhabi et 5e à Hambourg).

De son côté, Pierre Le Corre sera avide de revanche après une année 2019 peu conforme à ses attentes (ndlr : son meilleur classement est une 6e place aux Bermudes).

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Malgré les absences des quatre meilleurs mondiaux, la tâche des Bleus ne s'annonce guère aisé. Ils sont, en effet, nombreux à avoir les moyens de briguer un podium sur ce Test Event.

Lauréat de deux WTS, Jacob Birtwhistle sera le favori tout indiqué de cette course même s'il lui arrive de perdre toute chance dès la natation.

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Outre l'Australien et Dorian Coninx, deux autres vainqueurs de WTS cette année seront au départ : le Britannique Jonathan Brownlee (1er à Edmonton après une première partie de saison ratée) et le Belge Jeele Geens (1er à Montréal).

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Viseront également une place sur le podium voire mieux le Sud-Africain Henri Schoeman (1 podium et 2 Top 5 en 2019, photo ci-dessous), le Belge Marten Van Riel (3e à Edmonton), le Norvégien Kristian Blummenfelt même s'il a déçu en 2019 (2 Top 5 seulement), le Canadien Tyler Mislawchuk (3e à Montréal), le Néo-Zélandais Hayden Wilde en perpétuelle progression (4e à Edmonton et 6e à Hambourg), le Norvégien Gustav Iden (3e aux Bermudes) et l'Américain Matthew McElroy (2e à Leeds).

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Sans oublier les deux jeunes révélations de l'année le Britannique Alex Yee (2e à Abu Dhabi) et le Hongrois Bence Bicsak (3e à Yokohama).

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Parcours : 1,5 km de natation (2 boucles), 40 km de vélo (8 tours), 10 km de course à pied (4 boucles).

Départ de la course : 7h30 heure locale (00h30 heure française)

Trois paratriathlètes français seront également en lice demain à partir de 23h30 (ce jeudi) heure française.

La tête d'affiche sera Alexis Hanquinquant bien décidé à remporter dans la foulée le Test Event et le Mondial de Lausanne.

EUROPEAN TRIATHLON CHAMPIONSHIPS 2018

De leur côté, Ahmed Andaloussi (PTWC) et le tandem Arnaud Grandjean (avec son guide Toumy Degham) essaieront de se rapprocher du podium.

EUROPEAN TRIATHLON CHAMPIONSHIPS 2018