Avec 29 médailles dont 10 en or, la France est en tête du classement des médailles des championnats du monde Longue Distance (depuis sa création en 1994). Elle devance respectivement de 5 et 17 breloques le Danemark (2e) et la Grande-Bretagne (3e).

Fanny lors des deux précédentes éditions, la France se fait, petit à petit, rattraper par le Danemark. Les Bleus se devront donc ce réagir ce samedi à Pontevedra, dans le cadre du Festival Mondial multisports.

Chez les hommes, côté bleu, un ancien champion du monde sera au départ. Il s'agit de Cyril Viennot (photo d'ouverture), titré en 2015 et présent à deux autres reprises sur le podium (3e en 2014 et en 2016). Malchanceux les deux précédentes éditions (abandon en 2017 et 9e en 2018), le Français sera avide de revanche. Après une fin d'année 2018 mi-figue mi raisin, il s'est rassuré, il y a un mois, en terminant 2e de l'Ironman 70.3 de Taïwan.

La quête d'un deuxième titre mondial s'annonce néanmoins difficile pour le Dolois. Il aura, en effet, face à lui, l'idole locale, Javier Gomez Noya.

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Quintuple champion du monde Courte Distance, l'Espagnol brille désormais en parallèle sur le circuit Longue Distance, ayant notamment décroché deux ors mondiaux sur le circuit Ironman 70.3 (2014 et 2017). Deuxième la semaine dernière de la WTS des Bermudes derrière Dorian Coninx, le Galicien va aborder ce championnat du monde au meilleur de sa forme, sur des circuits qu'il connaît parfaitement.

Deux autres Espagnols seront à surveiller de près. Tout d'abord, tenant du titre, Pablo Dapena Gonzales, qui avait créé la surprise l'an passé à Fyn. Au Danemark, il avait devancé le Suisse Ruedi Wild (2e), qu'il retrouvera une nouvelle fois sur sa route. Le deuxième Ibère qui peut créer la surprise est Albert Moreno, 3e du championnat d'Europe Moyenne Distance l'an passé à Ibiza.

Javier Gomez devra également se méfier du Néo-Zélandais Terenzo Bozzone, habitué aux coups d'éclats sur les championnats du monde : l'or sur Ironman 70.3 en 2008, l'argent sur Ironman 70.3 et sur le LD ITU en 2013. Contraint à l'inactivité de longs mois l'an passé après un grave accident à vélo, le Kiwi avait fait une rentrée tonitruante en remportant le 2 décembre l'Ironman Western Australia.

Deux anciens lauréats de l'Embrun sont également des médaillés en puissance : le Sud-Africain James Cunnama (vainqueur de l'Ironman d'Hambourg en 2016) et le Belge Diego Van Looy. Tout comme l'Italien Alessandro De Gasperi (lauréat de l'Ironman de Lanzarote en 2018)

Les deux autres Bleus engagés disposent également d'atouts pour monter sur la boîte : Antony Costes (2e de l'Ironman de Nice en 2018) et le champion de France Sébastien Fraysse (remarquable 3e du 70.3 de Dubai en début de saison).

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Chez les femmes, la favorite sera Camilla Pedersen, grande habituée de l'épreuve, comme l'attestent son titre en 2014 et ses médailles d'argent en 2012, 2013 et 2015. Quatrième l'an passé, la Danoise semble toutefois moins redoutable que par l'an passé.

Ses principales rivales devraient être la Belge Alexandra Tondeur (6e l'an passé), l'Espagnol Gurutze Frades Larralde (3e en 2015 et 7e l'an passé), la Suissesse Emma Bilham (lauréate du triathlon de l'Alpe d'Huez l'an passé) et la Française Manon Genêt (gagnante des 70.3 d'Aix et de Nice en 2018).

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À noter que la France n'a pas décroché de médaille mondiale chez les femmes depuis le bronze de Delphine Pelletier en 2009. Dix ans, cela n'a que trop duré...

Format de la course : 3 km de natation (1 boucle), 113 km de vélo (3 tours) et 30 km de course à pied (4 tours)

Programme :

Samedi 4 mai :

8h00 : départ Élite hommes

8h05 : départ Élite femmes

8h10 : départ paratriathlètes

8h30 : groupes d'âges